• Chapitre 5: 06/09/17

    Chapitre 5

    Je regarde leurs silhouettes disparaître au loin. La nuit est sombre et nos peuples sont morts... Je me dois de construire un royaume, mon royaume. Liara me reviendra, nos destins sont liés. En attendant, je dois trouver des esclaves et de la nourriture. Ces drôles de bêtes ont affirmé que nous ne pouvions nous nourrir que de sang humain... Après avoir mangé les légumes et fruits qui poussent dans notre potager, je puis dire avec certitude que je déteste ça. Je m'approche alors des corps entassés de mon peuple fraîchement tués. Je les regarde un instant et étrangement, aucune pitié, aucune tristesse ne vient me hanter. Ce n'est plus mon peuple, mais un tas de nourriture. Je passe ma langue sur mes lèvres à l'idée du festin qui m'attend. Après m'en être délecté, je brûle tous les corps, sans exception. Une fois repus je constate que le soleil commence à poindre à l'horizon. Je dois absolument trouver un endroit où m'abriter. J'opte alors pour mon ancienne maison.

     

    Chapitre 5

     Une fois à l'intérieur, je me sens complètement détaché de tout ce qu'il y a. Je sens toutes les odeurs et peux facilement les identifier. J'entends le moindre bruissement à des kilomètres à la ronde et je peux deviner combien de personnes arrivent. J'ai beau tout ressentir plus fortement, je n'ai plus aucune émotion. Je contemple un long moment le soleil se lever. Un rayon traverse la fenêtre puis aussitôt ma peau commence à rougir avant de brûler. L’odeur qu’il s’en dégage me fait reculer. Je décide alors de me coucher.

     

    Chapitre 5

     Mes rêves sont agités. Je ne parviens pas à trouver le sommeil. Plus la nuit approche plus je sens mes forces revenir. Et dire que j'ai toujours détesté ce moment de la journée... On y trouve toujours les êtres les plus abjects, plus répugnants les uns que les autres. Combien de fois avons nous du repousser les assauts des voleurs et des criminels en tout genre ? Mais peu importe maintenant. Cette nuit le criminel c'est moi. En un éclair, je parcours les quelques kilomètres qui me séparent de la ville la plus proche. Les rues sont encore très animées. Personne ne se doute qu’une nouvelle menace guette dans l'ombre. Je repère rapidement une jeune femme qui semble seule et perdue.

     

    Chapitre 5

     -Bonjour mademoiselle, l'apostrophe-t-il

    -Oh bonjour. Êtes-vous du coin ?

    -Certainement. En quoi puis-je vous être agréable ?

    -Je me suis un peu perdue. Je dois me rendre chez mon amie qui habite tout près de l'église. Mais j'ai été surprise par la nuit.

    -Ne vous inquiétez pas, je serais votre guide pour l'heure qui arrive.

     

    Chapitre 5

     Je lui tends alors mon bras qu'elle saisit sans inquiétude. Il faut dire que mon sourire enjôleur donne immédiatement confiance. Je la balade un moment dans la ville, prenant des détours.

     

    -Est-ce encore loin ?

    -Serais-je de si mauvaise compagnie ?

    -Oh non, mais je suis si fatiguée de mon voyage. J'aimerais me poser un peu.

    -Vous voyez cette rue qui tourne à gauche ? L'église se trouve au bout.

     

    Il me suffit d'un petit sourire pour qu'elle reprenne confiance. Tout en palabrant avec elle de la région, je l’entraîne dans le piège mortel que je lui tends. Une fois dans la ruelle sombre, je la saisis par derrière. Avant qu'elle ne puisse pousser un cri, je lui plaque ma main sur sa bouche.

     

    Chapitre 5

     -Ne criez pas !!!

     

    Elle parait comprendre ce que je lui dit. Je commence à l'embrasser dans le cou. Je sens son odeur si fraîche si douce. Mais je détecte aussi l'odeur d'un homme. Elle est tellement présente que je présume immédiatement qu'il doit s'agir de son mari. Elle se laisse faire et étrangement je ne ressens pas sa peur. Son odeur change, je ressens son plaisir. Ses mains ne tardent pas à me titiller. Je les sens caresser mon dos. Je la laisse faire jusqu'à ce que ma soif soit la plus forte.

     

    Chapitre 5

     Je lui enfonce alors mes crocs dans le cou. Je l'entend pousser un petit cri de satisfaction alors que je la vide de son sang. Au moment où ses yeux se ferment, je fais couler mon sang dans sa bouche. Elle semble aimer la chaleur de ce breuvage. Estimant qu'elle en a assez bu, je lui tord le cou. Elle n'est bientôt plus qu'un tas de chair vide et inerte. Je la porte jusqu'à ma maison et l'allonge sur mon lit. La, j'attends patiemment que la nature fasse son œuvre. Ce n'est que la nuit suivante que la jeune femme devient un vampire.

     

    Me sentant moins seul, je vais pouvoir enfin passer à l'action. Tania est un peu déboussolée de son nouvel état. Je la prends alors sous mon aile, lui apprenant le peu que je sais. Ensemble nous commençons à parcourir la région, transformant les humains que nous croisons. En quelques mois nous sommes devenus la hantise de tous. A la nuit tombée plus un chat ne traîne dans les rues. Il devient donc très dur de nous nourrir ou d'augmenter le nombre de vampires. Il me parait évident que pour pouvoir survivre dans ce monde, il est vital de réduire le nombre de transformations. C'est dans cet esprit que Tania et moi même bâtissons mon royaume.


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