• Chapitre 45: 16/10/17

    Chapitre 45: 16/10/17

    Ses paroles me touchent tellement... Oui, il est vrai que je ressemblais beaucoup à Xev avant... Mais c'est le passé et je ne peux rien y changer. J'ai perdu les personnes qui me sont le plus chers ainsi que mon royaume. Deux ans que je suis resté à m’affaiblir, tout le monde me croyant mort. Incapable de me transformer en brume ou en brouillard, je prends la poudre d'escampette, comme un humain. Je marche de longs jours me nourrissant des poches de sang que Shonta m'a donné. Je n'ai toujours pas mes pouvoirs, alors me transformer en vampire pour boire du sang est impossible. Il faut que j’apprenne à survivre sans me nourrir directement sur les veines de mes victimes.

     

    Chapitre 45: 16/10/17

     J'ai soif, tellement soif... Je ne parviens même plus à marcher tant la douleur et la soif sont fortes. Je tente de me cacher à l'ombre des bâtiments. Je titube beaucoup et la plupart des personnes semblent penser que je ne suis qu'un clochard ivrogne. Ne parvenant plus à marcher je ne tarde pas à m'écrouler contre un mur.

     

    -Monsieur, vous allez bien ?

     

    A qui est cette voix que j'entends ? Quelle est cette bonne odeur ? Je n'arrive malheureusement plus à bouger mais mon visage vampirique apparaît sous l'effet de l'odeur de sang que je sens. La jeune femme n'a pas l'air effrayé par mon côté vampire.

     

    -Oh je vois. Attendez un instant.

     

    Je la regarde enlever la bande qui entoure son poignets et l'odeur de sang se fait plus intense. J'ai beaucoup de mal à résister, mais je ne dois pas succomber à mes démons. Pourquoi fait-elle ça ? Elle est inconsciente.

     

    Chapitre 45: 16/10/17

     -Je me suis blessée bêtement en faisant la cuisine tout à l'heure. J'ai du me rendre aux urgences. Tenez, buvez.

     

    Elle met son poignet sous mon nez. Cette odeur me rend complètement fou. J'ai peur de ne pas pouvoir m'arrêter si je commence. Je la regarde et elle pose sur moi des yeux remplis de tendresse et de gentillesse. J’attrape son poignets et y plante mes crocs. Lorsque je sens le liquide couler dans ma gorge mon corps entier frissonne de bonheur. Plus je bois, plus je sens mon corps reprendre des forces. Je sens aussi celui de la jeune femme perdre peu à peu sa force vitale. Il faut que je me contrôle, il faut que je la libère. Je ne dois pas, il ne faut pas... Alors que je sens son corps s'affaiblir au point de ne plus bouger, je parviens à m'éloigner de son poignet. Je lui remet son bandage. Je la porte afin de la déplacer dans un endroit plus tranquille. J'avise une maison vide et je m'y engouffre avec la jeune femme.

     

    Chapitre 45: 16/10/17

     Je la regarde dormir. Elle est très jolie. Et je ne sais pas pourquoi, mais j'ai de l'affection pour elle. Sans même me connaître et après avoir vu mon visage de vampire, elle n'a pas hésité à me donner son sang pour m'aider. Sans elle je ne sais pas ce que je serai devenue. J'ignore comment la remercier. Et puis de toutes façons, je ne suis pas en état de me confier. Bientôt je la vois se réveiller doucement.

     

    -Merci, me murmure-t-elle doucement.

     -Vous me remerciez pour quoi au juste ?

     -Pour ne pas m'avoir laissé dans la rue.

     -C'est à moi de vous remercier. Vous savez qui je suis ? Je suis le roi Akasha, celui...

     -Je me fiche bien de savoir qui vous êtes. Votre passé m'importe peu. En vous voyant, j'ai vu de la peine et de la détresse. Une personne qui souffre autant ne peut pas être mauvaise.

     -Vous ne me connaissez pas et ne savez pas quel monstre je peux être. Maintenant je vais vous laisser.

     -Où allez-vous ? Avez vous un endroit où dormir ? Est-ce que...

     -Doucement avec vos questions. Je ne sais pas où je vais aller, mais je dois trouver un endroit isolé, loin de tout. J'ai de la tristesse a évacuer...

     -Je connais l'endroit qu'il vous faut.

     

    Je regarde cette jeune femme, très belle. Elle porte la gentillesse sur elle. Si elle connaît un endroit où je vais pouvoir vivre et me remettre alors je ne dois pas passer à côté.

     

    -Très bien, je vous suis. Quel est votre nom ?

     -Luna.

     

    Chapitre 45: 16/10/17

     La route que nous empruntons est longue. Je dois avouer que mes pouvoirs de vampires me manquent : me transformer en chauve souris ou en brume c'était vraiment le pied. Je ne parle pas beaucoup, je n'ai rien à dire. Je ne fais que penser à Liara et à Shamash. Ils m'ont trahi tous les deux, ils m'ont fait tant souffrir mais je les aime tellement. Ils sont ma famille. Je leur pardonne tout mais comment ont-ils fait pour se faire tuer ? Ils étaient aussi très puissants... Je les vengerais...

     

    -Akasha, réveillez-vous, nous sommes arrivés.

     

    Surpris de m'être ainsi endormi, je regarde autour de moi. Des arbres à pertes de vue me rappellent trop bien l'endroit où je vivais au tout début. Une petite cabane en bois trône au milieu.

     

    -Où sommes-nous ?

    -Dans ma maison de vacances. Je n'y viens pas souvent et comme je n'ai plus de famille, personne ne devrait venir vous embêter.

     

    J'inspecte rapidement les environs mais la fatigue me rattrape rapidement. J'entre alors dans la maison et souris. Cet endroit est parfait. Je n'ai vu aucun voisin, senti aucune créature.

     

    Chapitre 45: 16/10/17

     -C'est parfait. Je te remercie Luna. Y a-t-il un hôpital dans le coin ?

    -Un hôpital ? Pourquoi faire ?

    -Pour me nourrir pardi. Je suis encore bien trop faible pour hypnotiser quelqu'un afin de boire son sang. Il faut que je me nourrisse pour reprendre des forces.

    -Je viendrais moi même vous nourrir.

    -Pourquoi tu ferais une chose pareille ?

    -Je me sens responsable de vous. Je vous ai aidé alors je continuerai.

    -Bien comme vous voudrez. Maintenant j'ai besoin d'être seul.

    -Je vais aller faire des courses et je reviens.

    -Pourquoi tu irais faire des courses. Je n'ai nullement besoin de manger votre nourriture infâme.

    -Ce n'est pas pour vous, mais pour moi. Il va bien falloir que je mange.

    -Tu ne comptes pas rester vivre avec moi ?

    -Je vous l'ai déjà dit. Je veux prendre soin de vous. Vous n'avez pas votre mot à dire. Vous êtes chez moi, donc ce sont mes règles.

    -Je pourrais te tuer d'un claquement de doigt.

    -Dans votre état vous ne serez même pas capable de me donner une gifle. Vous repenserez à vos idées de meurtre lorsque vous serez rétablie. Jusque là, je prendrais soin de vous.

     

    Quelle impertinence ! J'en ai même perdu les mots et la regarde partir. Elle n'a pas tord, je serai bien incapable de lui faire le moindre mal. J'ai déjà du mal à bouger.


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