• Chapitre 22 : Le retour

    Chapitre 22 : Le retour

    Mon cœur s’emballe alors que Tim n'oppose aucune résistance… Je le sens pourtant tout tremblant… Non je ne peux pas faire ça, pas maintenant... Je ne dois pas profiter de sa vulnérabilité... Je finis par l'embrasser sur la joue avant de le serrer contre moi malgré mon corps qui me fait mal de désir.

     

    -Merci... Murmure-t-il si faiblement que j'ai eu du mal à l'entendre.

    -Je suis là pour toi mais tu dois le dénoncer à la police...

    -Mais c'est ton meilleur ami !

    -Tu crois vraiment qu'après avoir appris ce qu'il a fait, j'ai envie de le garder près de moi. Il m'a menti et t'a fait du mal... Je ne lui pardonnerai jamais !

     

    Je le sens se serrer plus longuement contre moi. Je suis tellement bien que je pourrais rester des heures dans cette position. Mais suis-je vraiment gay ? Je ne suis plus sûr de rien… Je n’arrive pas à comprendre ce besoin de l’embrasser, de le prendre là tout de suite… Son corps entier m’appelle et me réclame… Je sens mon envie grossir à mesure qu’il s’accroche à moi… Je vais devoir avoir une sérieuse conversation avec mes frères pour comprendre ce qui m’arrive… Je pose alors mes yeux sur lui et ne peux m'empêcher de le trouver si beau...

     

    -Je t'aime...

    -Qu'est-ce que tu as dit ? Me demande-t-il en me fixant.

     

    C’est sorti tout seul sans que je m’en rende compte… Mais une chose est maintenant certaine… Les sentiments que j’éprouve pour lui sont bien réels… Je ne peux quand même les lui dévoiler comme ça, sans y réfléchir avant…

     

    -Rien de spécial. Je vais me rafraîchir, je reviens...

     

    Je me dépêche de m'éloigner de lui sans même écouter ce qu'il est en train de me dire. Le moindre contact avec lui me rend fou et me fait perdre tous mes moyens. Je cours à la salle de bain et m’affaisse contre la porte. J'ai chaud, si chaud ! Tout mon corps est en ébullition, de la tête au bout de mon sexe. Celui-ci me fait souffrir tant il est tendu sous le poids du désir. Heureusement que je me suis isolé sinon je crois bien que je lui aurais sauté dessus... Vite je me déshabille et me retrouve bientôt en caleçon. Peu à peu mon corps s'apaise et le désir s'estompe. Mon sexe ayant retrouvé une taille normale, je commence à me rhabiller lorsque la porte s'ouvre.

    Tim entre comme si de rien était. Il rougit en me voyant dans cette tenue et, fort heureusement, il ne me voit pas, moi aussi, rougir. Ce qui me paraissait naturel avant, ne l'est plus aujourd'hui. Moi qui avait enfin réussi à calmer mon corps, le voilà qui chauffe de nouveau. Mon sexe se remet en mouvement et je dois me retourner pour ne pas qu'il le remarque.

     

    -Désolé Steve, mais j'ai besoin de la salle de bain.

     

    Sans demander mon reste je file hors de la pièce. Mais que suis-je entrain de faire ? Tout me paraissait bien plus simple lorsque j’ignorais mes sentiments pour lui... Je baisse alors les yeux sur mon sexe qui ne refuse de se détendre, bien au contraire. Il faut absolument que je fasse quelque chose pour assouvir mon désir. Allez, je me lance. J'entre dans la salle de bain alors que Tim se prélasse dans la baignoire. Il ouvre les yeux et me regarde étonné.

     

    -Qu'est-ce que tu fais...

     

    Rien. Pas un mot ne sort de ma bouche. Je reste planté là, contemplant son visage enfantin. Son corps, pas trop musclé, est lisse, presque imberbe. Je ne réussi pas à me retenir et j'enlève mon caleçon. Plus rien n'existe pour moi à part lui. J'ai envie de lui, d’entrer en lui, mais est-ce raisonnable ? Mon corps réfléchis plus vite que ma tête et avant que je m'en rende compte, je suis dans la baignoire, tenant l'objet de mes désirs dans mes bras...

     

    -Steve, je...

    -Je suis désolé Tim, mais je ne peux pas aller plus loin... Après ce que tu viens de vivre, je n'ai pas le droit de te faire vivre ça, une nouvelle fois.

     

    Je me contente de le garder contre moi un moment, nos deux corps nus collés l’un à l’autre. Lorsque mon désir se fait bien plus intense, je me lève et me rhabille. Ma soif de lui n'a pas disparue malgré les caresses que l'on s'est données. Mon corps en réclame plus…

     

    -Il faut que j'y aille.

     

    Je cours hors de la maison sans un regard en arrière. J’ai peur que si je me retourne je ne puisse pas me retenir…

     

    ***

    Point de vue de Tim

     

    Mais que se passe-t-il ? Je ne comprends plus rien. Steve est... il est si... J'étais allongé, la dans ma baignoire, mon corps en feu et mon désir à son maximum... Steve avait tout fait pour me mettre dans cet état, puis, s'est échappé lorsque les choses sont devenues plus sérieuses. Il reste un mystère pour moi. Je sors de la baignoire pour m'habiller lorsque je me sens partir. Ma tête commence à tourner et mon cœur s’emballe avant que je perde conscience…

     

    ***

     

    Lorsque je reviens à moi, je suis, de nouveau, allongé sur un lit d'hôpital. David se tenait à mes côtés, l'air penaud.

     

    -David ? Que fais-tu ici ?

    -Je suis venue chez toi pour te parler amis je t’ai trouvé sans connaissance… Je t'ai amené ici.

    -Je te remercie. Tu es quelqu’un de bien David.

     

    Il rougit tout en se levant. Il arbore un air grave et je sens qu’il cherche ses mots. Je décide de l’aider un peu.

     

    -Je ne sais pas ce qui te tracasse à ce point, mais tout va bien, je t’assure. Tu peux te détendre.

    -Oh... Oui, merci… Mais ce n’est pas ça qui me pose problème…

    -Je vois… Tu devrais me dire ce que tu as à me dire sans t’en inquiéter.

    -J'ai quelque chose à t'avouer...

    -Je t'écoute.

     

    David respire profondément avant de venir s'asseoir à côté de moi. Il me prend la main avant de commencer.

     

    -Notre rencontre n'est pas un hasard.... C'est Pierre qui a tout organisé.

    -Pierre ? Comment ça ???

    -Il est pour moi ce qui se rapproche le plus d’un frère. Je vis chez lui depuis que j’ai 10 ans… Quand il a vu que tu te rapprochais un peu trop de Steve, il a voulu t'en éloigner. Il m’a alors demandé de te séduire, ce que j'ai fait.

    -Je ne te plais donc pas ?

    -Tu es vraiment un beau garçon, mais je ne suis pas fait pour les gentilles relations. Je ne suis pas un homme bien, au contraire… Je ne peux pas t’embarquer dans mes galères… Après ce que Pierre t’a fait, je ne peux plus te regarder en face…

    -Tu étais donc au courant de ce qu’il comptait me faire ?

    -Pas de tout, il m’avait dit qu’il voulait simplement te parler. Je l’ai bêtement cru mais quand je me suis rendu compte qu’il n’en était rien, je suis allé immédiatement prévenir Thomas, mon meilleur ami…

    -Et le frère de Steve…

     

    Je réfléchis. Je ne peux pas lui en vouloir… Après tout si je suis encore en vie aujourd’hui c’est parce qu’il a eu des regrets et a prévenu les personnes qu’il fallait. Je vois bien qu’il est perdu et qu’il aurait besoin de quelqu’un de fort à ses côtés. Je n’ai malheureusement pas le caractère qu’il faut pour l’aider à changer.

     

    -Je te remercie pour ta franchise. Je ne t’en veux pas du tout car malgré tout, c’est grâce à toi que je suis encore en vie. Tu mérite de trouver quelqu’un de bien et qui saura te guider dans le bon chemin. J’aimerais me reposer un peu, je commence à vraiment avoir mal…

     

    Il opine de la tête alors que je me tourne. Je ne veux pas qu’il me voit pleurer. Je joue les durs à cuire, mais je n’en mène pas large. En plus, tout mon corps me fait souffrir... Cela fait quelques mois que je force sans jamais l’écouter. Si je persiste dans cette voix, je risque de le regretter.

     

    -Tim, réveille-toi !

     

    Je tente de retrouver mon calme avant d’ouvrir les yeux mais je dois avouer que je dois faire de gros efforts pour y arriver. Chaque parcelle de mon corps me crie sa douleur… Finalement je parviens à ouvrir les yeux et à sourire doucement à mon amie.

     

    -Je suis content de te voir… Je baisse les yeux avant de reprendre en murmurant. Je suis désolé de ne pas être assez en forme pour te prendre dans mes bras…

    -Ne dis pas n’importe quoi ! C’est moi qui suis désolée de n’avoir pas été là pour toi ces derniers temps.

     

    Soudain mes yeux se posent sur le garçon qui se tient dans juste derrière mon amie. Des yeux bleus aussi profonds que l’océan, ce ne peut être que Steve

     

    -Steve ?

    -Oui Aya m'a prévenu alors je suis venu aussi vite que possible. C'est... C'est de ma faute ?

    -Non, je réplique. Tu n'es pas le centre du monde.

     

    Steve ne dit rien… J’aimerais bien qu’il réagisse et qu’il prenne enfin une décision mais il se contente de rester en retrait pendant qu’Aya me serre dans ses bras.

     

    -Arrête de te surmener. Ton cœur ne va pas tenir. Et tu m'as promis de ne pas partir avant moi....

     

    Elle a les larmes aux bords des yeux. Je lui ai vraiment fait peur. C'est vrai qu'à trop présumer de mes forces je risque bien d'y laisser ma peau. Soudain Aya me regarde les yeux plissés sous la colère.

     

    -C'est encore lui ? Me demande-t-elle avec insistance.

    -Non j'ai juste fait un malaise. Heureusement que David est venue me voir.

    -David ? Mais je croyais que tu ne voulais plus rien avoir à faire avec lui...

    -Il est gentil et c’est grâce à lui que j’ai pu survivre. Par deux fois il a été là pour moi. Il m'a demandé pardon d’avoir été un gros connard et même s’il m’a avoué ne pas être quelqu’un de bien, je veux lui donner une chance… Je pense réellement tenter quelque chose avec lui.

     

    Je jette un œil à Steve. Je sais que la jalousie est un bon moment d'obtenir ce que je veux. Et pour le moment, celui que je veux c’est Steve… Je ne sais pas si cela marche, mais Steve serre les poings avant de sortir de la chambre sans un mot.

     

    -Qu’est ce que tu m'as fait à l'instant ? S'étonne Aya.

    -Il faut que je te raconte.

     

    Pendant plus d’une heure je décris dans les moindres détails ma soirée d'hier. Aya passe de la colère à la frustration en passant par la joie.

     

    -Il ne sait vraiment pas ce qu'il veut. Oui tu as raison, sers toi de David. Steve reviendra peut-être vers toi... Mais on va avoir besoin d'aide pour ça...

    -D'aide ? Mais de qui ?

    -Ha oui, j'ai oublié de te le dire... Il est arrivé...

    -Qui ça il ?

    -Cette fois, petit Timmy, tu vas devoir faire avec moi…

     

    Petit Timmy ? Une seule personne m’appelle comme ça et c’est celle que j’ai le moins envie de voir… Pitié par lui… Elle n'a quand même pas osé me faire ça… Le jeune homme blond s'approche de moi et m'embrasse. Je me laisse faire car je sais que toute résistance est inutile.

     

    -Je te laisse quelques jours et voilà ce que tu fais de ta vie ?

    -Quelques jours ? Tu dois plaisanter ? Ça fait cinq ans que tu es partis !

    -Déjà cinq ans ? Je suis content de voir que tu n'as pas changé petit Timmy.

    -Arrête de m'appeler comme ça.

    -Oh j'adore quand tu me fais cette petite mine boudeuse. Bon allez, je te ramène à la maison...

     

    Sans faire plus attention à moi, il me prend dans ses bras et me serre contre lui... Je n’ai pas d’autres choix que de passer mes bras autour de son cou rapprochant ainsi mon corps du sien. Des anciennes sensations reviennent faire vibrer mon corps. Il le sait et en joue.

     

    -Coby lâche-moi !

    -De t'entendre m'appeler ainsi me donne encore plus de frissons. Tu es content de toi ? J'ai carrément envie de toi maintenant.

     

    Il me pose à terre et me plaque contre le mur sous le regard étonné d'Aya. Sans aucune retenue il commence à me caresser l’entre-jambe. Je sens alors mon sexe se dresser malgré la barrière de mon jean. Je le repousse alors.

     

    -Arrête-toi maintenant Corbin. Allons-y tu veux ?

    -Après toi petit Timmy.

    -Aya c'est bon, je suis entre de bonnes mains maintenant. Tu peux y aller.

    -Tu en es certain ? Ce n'est pas l'effet que ça me fait...

    -Ne te fais pas de soucis pour lui, il va se calmer.

     

    Corbin saute sur mon dos et s'y agrippe. Il rit. Il est toujours aussi beau, rien n'a changé : ni mon désir pour lui ni mes sentiments à son égard.

     

    -Je vais bien prendre soin du petit Timmy, ne t'en fais pas. Lui et moi c'est une vieille histoire et je te promets que je ne lui veux aucun mal, au contraire. Sa sœur savait ce qu'elle faisait en m’appelant. Et puis, ce n'est pas de ma faute s'il est autant craquant...

     

    Je le repousse et commence à partir quand je vois Steve et David se faisant face. La tension entre les deux est électrique.

     

    -Hohoho quelque chose me dit que tu es au centre de cette tension petit Timmy. Ai-je tord ?

    -Arrête de m'appeler ainsi. David ? Steve ? Que se passe-t-il ?

    -J'expliquais à David qu'il devait te laisser tranquille maintenant.

    -Et moi j'essayais de lui faire comprendre que tu étais assez grand pour choisir le mec avec qui tu avais envie d'être.

    -Ah lalalala toujours aussi populaire toi, dit Corbin en se mettant entre eux et moi

     

    Depuis que je le connais, Corbin réagit de la même façon. S’il me sent en danger, il se place toujours entre moi et le danger pour me protéger. Cinq ans après, il n'a toujours pas perdu cette habitude.

     

    -Pas la peine de vous disputer, Tim est à moi et je ne compte pas vous le laisser aussi facilement.

     

    Pour appuyer ses dires, il m'embrasse ou plutôt il avale ma bouche tout en y logeant sa langue humide emportant la mienne dans un tourbillon sans fin. Non ce n'est pas possible, Steve ne peut pas regarder ça ! Je ne veux pas qu'il s'imagine des choses... Du coin de l’œil je le vois me tourner le dos et partir. Non ne pars pas ! Laisse-moi t'expliquer... Trop tard, son dos à déjà disparu derrière les grosses portes de l'hôpital…

    Corbin accepte enfin de me libérer de son étreinte. Je croyais pourtant m’être débarrassé de mon addiction à lui... J'avais tord, je ne peux toujours rien lui refuser… Je reporte mon attention sur lui. Il a retrouvé son air grave, celui qu'il avait quand il voulait aborder les choses sérieuses. Il s'approche de David. Il se dégage de Corbin quelque chose d'indéfinissable qui intimide presque tout le monde. Il plaque David contre le mur et de sa main libre, l'empêche de bouger.

     

    -Si j'apprends que tu lui as fait quoique ce soit, tu n'auras, de toute ta vie, rien d'autres à craindre que ma colère. Que tu travailles pour ma famille ne change rien au sort que je réserve à ceux qui ose toucher à un cheveu de l’homme que j’aime.

     

    Tout à coup il retrouve son visage rieur et son sourire enjôleur. Quand il me regarde c'est toujours avec le même air protecteur et amoureux. Cela non plus n’a pas changé…

     

    ***

     

    Corbin et moi arrivons enfin à la maison. Elle appartient à Corbin et j’ai toujours su qu’il pouvait y venir dés que l’envie lui en prenait. Je n’ai pas mon mot à dire dans l’histoire. Soudain, je remarque Steve, adossé contre la porte nous empêchant d'entrer. Il se dresse face à Corbin et les deux hommes se fixent. Aucun des deux ne veut baisser les yeux. Je décide alors d'intervenir.

     

    -Steve, que fais-tu ici ?

    -Qui c'est lui ? Répond-t-il sèchement. Je l’ai déjà vu plusieurs fois à l’internat avec mon colocataire, Lucas.

     

    Je suis surpris d’entendre ça. Je savais que Lucas et Corbin étaient proches, mais j’ignorais qu’ils se voyaient aussi souvent, surtout à l’école…

     

    -C'est Corbin, un vieil ami.

    -Oh mon petit Timmy, c'est pas bien de mentir. Toi qui es-tu pour ainsi intervenir dans la vie de Tim ? Tu es toujours au milieu à me mettre des bâtons dans les roues…

    -Je suis... Je suis son...

    -C'est un ami, rien de plus, j’intervins.

     

    Je suis obligée d’intervenir car j’ai peur de la réaction de Corbin s’il venait à apprendre que j’ai des sentiments pour Steve… Je ne veux pas que Steve soit en danger à cause de moi… Mais il va bien falloir que je lui raconte tout...

     

    -Steve, tout va bien, Corin est un ami. Je ne crains rien avec lui. Il saura veiller sur moi. Tu peux rentrer sans crainte.

     

    Je devance Corbin dans la maison et m'écroule sur le canapé, vidé par les derniers événements. Il s'allonge sur moi faisant naître en moi ce désir refoulé depuis longtemps.

     

    -Franchement Coby, vas tu me dire ce que tu viens faire ici ?

    -Tu ne veux pas que l'on s’amuse un peu avant ? Comme au bon vieux temps ?

    -Non, je ne suis plus amoureux de toi.

    -Ce n'est pourtant pas ce que me dit ton sexe...

    -A ce sujet, je veux bien que tu le lâche. Tu n'as pas changé... Tu dois toujours avoir ce que tu veux.

    -Oui et c'est toi que je veux... Fais-moi l'amour et après je te raconte tout...

    -Ça va pas ? Laisse-moi...

    -Tu ne me disais jamais non avant...

    -C'était avant... Je te l'ai dit, je...

    -Chut, pas de ça avec moi. Tu ne me feras pas croire ça. Tout ton corps me réclame. Je te l'ai dit, faisons l'amour et je t'explique tout.

     

    Je dois finalement céder à ses avances et me laisser complètement aller alors qu'il pénètre mes dernières défenses. Cela fait si longtemps que je ne l'ai pas senti à l'intérieur de moi. C'est si agréable... Il n'y avait qu'avec lui que je me sentais si bien, si apaisé. Maintenant je ressens la même chose avec Steve sans la sensation de danger constante et cette peur viscérale de ne pas réussir à le contrôler… La main de Corbin attrape mon sexe et suit le rythme des vas et vient de son entre-jambe. Je ne peux m'empêcher de laisser échapper des petits bruits de satisfaction pour ne pas dire de jouissance totale... A la fin, comme à son habitude, il aime rester en moi jusqu'à ce que son sexe retrouve sa taille normale. Seulement à ce moment là il desserre son étreinte et s'allonge à côté de moi.

     

    -Pourquoi es-tu parti il y a cinq ans ?

     

    J'ai besoin de savoir pourquoi il m'avait quitté, lui qui avait juré de m'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare, lui qui avait juré de passer sa vie à me protéger, lui qui...

     

    -Ne te torture pas, tu n'y es pour rien. C'est compliqué...

    -Tu n'as pas le droit de revenir comme si de rien n’était et de me sortir c'est compliqué. J'ai le droit de savoir...

     

    Il pose sur moi un regard tendre et protecteur. Ce même regard qui veut aussi dire qu'il ne m'en dirait pas plus tant que je ne lui en aurait pas dit davantage sur ma vie actuelle.

     

    -Quand tu es parti, je n'aurais jamais cru pourvoir retomber amoureux... Mais il est arrivé... Et je l'aime sincèrement.

    -Steve, c'est ça ?

    -Oui... Je me sens autant en sécurité avec lui qu'avec toi... Je suis prêt à tout accepter si ça vient de lui.

    -Tu l'aimes vraiment ? Et lui, que ressent-il pour toi ?

    -Je ne sais pas... Je pense qu'il se considère encore comme hétéro...

    -Vous êtes allez jusqu'où tous les deux ?

    -Pas très loin...

    -Il t'a pénétré ?

    -Arrête de parler comme ça !

    -Comment veux-tu que je le dise ? Son sexe est-il rentré dans...

    -Tais toi je t'en prie ! Pas la peine non plus de devenir vulgaire.

    -Promets-moi que jamais personne ne te fera l'amour...

     

    Corbin redevient sérieux. Je sens qu'il a encore des sentiments très forts pour moi mais entre nous tout s’est terminé à la minute où il m'a tourné le dos en reniant toutes ses promesses.

     

    -Je ne veux plus te promettre ce genre de choses... C'est toi qui m'a laissé derrière...

    -Pour te protéger...

    -Me protéger de quoi ? De ton père ? Mais je t'ai déjà dit qu'à tes côtés je n'avais peur de rien !

     

    Il me fait tomber du canapé et me maintient fermement au sol. Il prend son regard qui n'accepte aucune réplique.

     

    -Arrêtes tes conneries. Toi mieux que personne sais de quoi il est capable. J'étais obligé sinon ils nous auraient tués tous les deux.

    -Et te marier avec ma sœur ? Ça aussi c'était obligé ?

     

    Il relâche son étreinte me permettant ainsi de me relever à moitié puis il me serre contre lui.

     

    -Oui il le fallait... Je suis désolé que tu ne puisses pas le comprendre maintenant mais ça viendra. Si tu dois en vouloir à quelqu'un, c'est à moi seul. Ta sœur...

    -Elle n'aurait jamais du accepter... Je ne voulais plus jamais te revoir, tu m'as brisé le cœur, mes rêves et mes désirs. J'ai cru en toi, en nous, en tes mensonges...

    -Ce n'était pas des mensonges et ce que je ressens pour toi est loin d'en être un ! Tu m'as tellement manqué et j'ai pensé à toi chaque jour loin de toi. Et rien que le fait de savoir qu'un autre homme puisse te toucher, puisse jouir en toi m'est insupportable ! Tu es à moi, tu me l'avais promis...

     

    Il était très rare que je le vois pleurer, mais là il verse vraiment des larmes de rage. Même s’il est sincère, je n’arrive pas à lui pardonner… En plus, il y a Steve maintenant…

     

    -Tu ne peux pas me demander d'effacer les cinq dernières années simplement parce que tu le désire...

    -Je ne le ferais pas mais je vais profiter de toi et de ton corps tant que je resterais ici.

    -Et ça va durer combien de temps ?

    -Le temps pour moi de savoir si ce Steve est digne de ton amour...


  • Commentaires

    1
    stephy
    Lundi 1er Avril 2019 à 17:00

    top ils ont réussi hâte de voir la suite 

    2
    Lundi 27 Mai 2019 à 10:51

    Euh... Géraldine... elle exagère, il faudrait être plus discrète...

    Steece se détache de plus en plus d'elle à cause de cela, c'est dommage.

    Bravo ! Ils ont gagné !

    3
    Samedi 25 Avril à 21:59

    Je déteste vraiment le lien entre Corbin et Tim mais alors à un point que tu ne peux imaginer. Ce désir qu'il y a encore entre eux et terriblement malsain. Je ne sais pas comment l'exprimer, mais ça me met mal à l'aise. Sinon hâte de lire la suite. 

      • Samedi 25 Avril à 22:42

        Ils n'ont pas eu une rupture à proprement parler et n'ont pas pu faire leur deuil de leur relation. Tim et Corbon vont avoir besoin de temps pour faire le deuil.

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